Étudier le signe d’une fonction, c’est répondre à une question toute simple : pour une valeur de x donnée, est-ce que f(x) est positive, négative ou nulle ? Cette analyse est un outil essentiel en mathématiques : elle t’aide à comprendre comment se comporte une courbe, à savoir où elle croise l’axe des abscisses, et à repérer facilement ses zones de croissance ou de décroissance. En clair, maîtriser le signe d’une fonction, c’est mieux lire un graphique et résoudre des inéquations sans se tromper.
Étudier le signe d’une fonction $f$ définie sur un ensemble $D$ revient à déterminer le signe de chaque image $f(x)$ selon les valeurs de $x$. Concrètement :
On appelle intervalle de positivité l’ensemble des $x$ pour lesquels $f(x) > 0$, et intervalle de négativité celui où $f(x) < 0$. Ces résultats se rangent souvent dans un tableau de signes.
Connaître le signe d’une fonction est très utile au quotidien en maths. Cela permet de tracer une courbe correctement (savoir où elle est au-dessus ou en dessous de l’axe des abscisses), de résoudre des inéquations du type $f(x) > 0$, d’analyser les variations d’une fonction grâce à sa dérivée, ou encore d’étudier ses racines.
Cette étude sert aussi dans des problèmes concrets : en physique pour savoir quand une vitesse devient positive, en économie pour savoir quand un bénéfice devient rentable, ou en géométrie pour comparer deux courbes.
Le signe d’une fonction se lit directement sur son graphique en observant sa position par rapport à l’axe des abscisses (l’axe des $x$) :
Les points où la courbe croise l’axe des abscisses correspondent aux endroits où la fonction change de signe.
Une fonction constante s’écrit $f(x) = c$. Son signe ne dépend pas de $x$ : il dépend uniquement de la valeur de $c$. Si $c > 0$, la fonction est toujours positive ; si $c < 0$, elle est toujours négative ; si $c = 0$, elle est nulle partout.

Une fonction affine s’écrit $f(x) = ax + b$. Elle s’annule pour $x = -\dfrac{b}{a}$. Le signe dépend ensuite de la pente $a$ :
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Une fonction du second degré s’écrit $f(x) = ax^2 + bx + c$. Son signe dépend du discriminant $\Delta = b^2 - 4ac$ et du signe de $a$ (la concavité) :
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Le signe de la dérivée $f'(x)$ renseigne sur les variations de $f$. C’est un lien très pratique :
Ainsi, étudier le signe de la dérivée permet de dresser le tableau de variations de la fonction.

Quand la dérivée est de la forme $f'(x) = ax + b$, il s’agit d’un cas simple : elle s’annule en $x = -\dfrac{b}{a}$. Cette valeur partage la droite réelle en deux zones, une où $f'(x)$ est positive et une où elle est négative, selon le signe de $a$.
Ici la dérivée est une parabole. Son signe dépend du discriminant $\Delta$ et du signe de $a$. Par exemple, pour $f'(x) = x^2 - 4$, on trouve $\Delta = 16 > 0$ et deux racines $-2$ et $2$. Comme $a > 0$, $f'(x)$ est positive à l’extérieur de $[-2 ; 2]$ et négative entre $-2$ et $2$.
Lorsque la dérivée est une puissance $\big(u(x)\big)^n$, deux cas se présentent :
Par exemple, $x^2$ est toujours positif, tandis que $x^3$ est négatif pour $x < 0$ et positif pour $x > 0$.
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Le discriminant $\Delta = b^2 - 4ac$ est l’outil central pour étudier le signe d’une fonction du second degré. Il permet de connaître le nombre de racines et donc le comportement global de $f$. Voici une méthode claire :
Chez Corrigeo, on ne se contente pas de donner la réponse : nos exercices sont corrigés en vidéo, étape par étape, avec une vraie pédagogie. Tu vois comment poser un tableau de signes, comment calculer un discriminant et comment justifier chaque conclusion. C’est idéal pour comprendre ta démarche, éviter les erreurs classiques et progresser à ton rythme, en réécoutant les explications autant de fois que tu veux.
Voici l’essentiel à retenir pour ne plus te tromper sur le signe d’une fonction :
À retenir : au-dessus de l’axe des x → positif, en dessous → négatif, sur l’axe → nul. Pour un produit ou un quotient, on étudie le signe de chaque facteur, puis on applique la règle des signes dans un tableau.
Commence par trouver les valeurs qui annulent la fonction (les racines) ainsi que les valeurs interdites. Reporte-les dans l’ordre croissant sur la première ligne du tableau, qui correspond à $x$. Sur la ligne suivante, indique un « 0 » à chaque racine et une double barre à chaque valeur interdite. Étudie ensuite le signe de la fonction sur chaque intervalle, en testant une valeur ou en utilisant les règles connues (pente, discriminant). Complète enfin avec les « + » et « – ». Un tableau bien dressé te donne le signe d’un seul coup d’œil.
Étudier le signe d’une fonction, c’est décrire tous les cas : les intervalles où $f(x)$ est positive, négative ou nulle. Résoudre une inéquation, comme $f(x) > 0$, c’est aller chercher une réponse précise parmi ces informations, en ne gardant que l’ensemble des $x$ qui vérifient la condition demandée. En pratique, on fait souvent le tableau de signes d’abord, puis on lit la solution de l’inéquation directement dedans. L’étude du signe est donc l’outil complet, l’inéquation une utilisation ciblée de cet outil.
Le coefficient $a$ détermine la forme de la parabole. Si $a > 0$, elle est tournée vers le haut ; si $a < 0$, elle est tournée vers le bas. Ce sens influence directement le signe : quand il n’y a pas de racine ($\Delta < 0$), la fonction garde partout le signe de $a$. Et quand il y a deux racines, la fonction est du signe de $a$ à l’extérieur des racines et du signe opposé entre elles. Sans connaître $a$, impossible de conclure sur le signe de la fonction.
On étudie séparément le signe de chaque facteur, puis on regroupe tout dans un même tableau de signes en plaçant toutes les racines dans l’ordre croissant. On applique ensuite la règle des signes : le produit de deux termes de même signe est positif, de signes contraires est négatif. Pour un quotient, la démarche est identique, mais attention : le dénominateur ne doit jamais être nul. On marque alors une double barre à cette valeur interdite, car la fonction n’y existe pas.
Non, le discriminant ne s’applique qu’aux fonctions du second degré de la forme $ax^2 + bx + c$. Pour une fonction affine, un produit, un quotient ou une fonction plus complexe, il faut utiliser d’autres méthodes : recherche des racines, tableau de signes ou étude de la dérivée. Le discriminant reste néanmoins un outil très puissant : dès qu’un facteur est un trinôme du second degré, tu peux l’utiliser pour connaître ses racines et son signe, puis l’intégrer dans un tableau plus large.